Carst-blog

Le bulletin des spéléos des Pyrénées-Atlantiques

20 mai 2006

Un peu d'exercice

20/05/2006 Exercice secours du CDS65 aux Moustayous par François.

  

 C'est avec plaisir et nostalgie que j'ai retrouvé les petits chemins étroits, noyés dans la verdure qui vous chatouillent le dessous de la voiture, et qui vous mènent sur rien... Enfin si, un endroit où deux véhicules peuvent tout juste se garer, même pas un parking… Un autre monde.

 Après ça... il faut un grand sac... et de bonnes jambes pour accéder au trou : les Moustayous. Ici, pour faire de la spéléo, faut d'abord avoir le pied leste. Et, quand on fait du secours, il faut un bon pull car ici comme ailleurs, on attend! Ici comme ailleurs, il faut des plombes pour que ça démarre, ici comme ailleurs le TPS merdoie, ici comme ailleurs, nous nous retrouvons livrés à nous même, sans aucune bonne parole du Grand Timonier, Gaël en l'occurrence. Par contre, il y a un truc de différent, c'est le style. Comme le massif, c'est plus sauvage, plus brut, plus spontané. Les moyens aussi ne sont pas les nôtres. Quand les pompiers viennent, ils sont deux, quand les CRS viennent... ils sont deux, quand les CDS 64 vient... ils sont 8. Bon, là, c'est pas un bon exemple.

D'après les infos que nous avons, nous sommes une vingtaine. Sans nouvelle de la surface, nous décidons de commencer l'évacuation d'un endroit, plus humain, plus proche de la sortie. Manque de bol, c'est à ce moment là que le téléphone filaire est arrivé: Gaël nous annonce qu'il y a du monde et qu'il a composé une dizaine d'équipes... Bon, dans ce cas... nous voilà repartis pour le siphon de sable à cinq, plus la victime.

 Après un certain temps (1h multipliée par X= un certains temps), nous recevons des renforts: cinq de mieux. Et c'est parti!

 Les passages chiants se succèdent avec, pour varier, quelques ressauts vicieux mais bon, « à tous » on va y arriver. Les heures passent et « à tous » ne donnent pas signe de vie. Il y a bien de temps en temps l'intervention de quelques intermittents de l'évacuation : le Dole qui a posé le balisage et qui s'en est allé vers quelques obligations familiales, Gérard toujours surbooké, qui nous équipe quelques ressauts avant de repartir pour une partie de pala peut-être. Brigitte qui, telle Cendrillon, doit partir impérativement à 17h pour être à la maison vers 20h afin de s'occuper de sa descendance, Paulo qui nous pose l'ADSL et qui s'en retourne je ne sais où, Jef qui aurait fait une apparition (on n'est pas loin de Lourdes).  Il y a ceux qui ont aussi des trucs à faire : Mickey qui fait un déménagement le lendemain à 9h et qui doit sortir tôt, moi qui ait demandé à sortir tôt paske je veux pas être cassé lundi... Ah, pardon, il y en a deux qui n'ont rien de trop précis à faire c'est Laurent et PM. Pour passer le temps PM fait un cours à Laurent sur l’usage du taraud : crac ! Cassé. Puis ils font une boum : PM, fidèle à lui même, se grille ce qui lui reste de poils sur le vertex en voulant purger une sac de chaux gonflé par des vapeurs d'acétylène. C'était tout bleu , c'était beau.

 « Ce qui ne tue pas rend fort »

 ... PM devient de plus en plus fort.

 Finalement, après le crac, le boum, et une longue pause, c’est l’heure du Hue !    
    Et c’est reparti. Malgré l'heure tardive et nos esprits quelques peu au ralentis nous finissons par comprendre que, pour Gaël, une équipe se compose de deux spéléos. Aaargh! Donc, comme le déménagement n 'a lieu que demain à 9h et ben, Mickey reste un peu plus, comme finalement il me restera le dimanche pour cuver, je reste un peu plus. Joël, tout juste convalescent, préposé au téléphone, doit aller donner un coup de main. Ca tombe bien, il a un casque tout neuf. Bubu se payent deux aller-retour jusqu'au fond pour vérifier qu'il a toujours la forme... et pour finir, la civière qui a du mal à passer le dernier obstacle à 5m de la sortie et les kits qui deviennent de plus en plus nombreux, le tout formant une sorte de grosse constipation. Finalement, en poussant un peu, ça sort :

 1h30 : top chrono, la civière est dehors.

 « comme j'avais prévu » nous annonce Gaël.

 Après ça, ben, il faut descendre de nuit à travers un lapiaz piégé où le port du casque est conseillé... ne pas se paumer dans la forêt en descendant, retourner au PC à pince pour certains car, comme dit plus haut, le parking est limité, donc, pas de voiture, puis tri du matériel.

 Gaël nous autorise à retourner dans nos foyers après avoir partagé quelques boissons chaudes et quelques tranches de... je ne me souviens plus, mais c'était bon.

 Pour conclure, une très bonne journée, une expérience enrichissante qui m'a fait prendre conscience que chaque département n'est pas logé à la même enseigne, mais que l'énergie, l'entente et la bonne humeur peuvent compenser bien des choses.

Posté par fichas à 15:46 - SSF - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

ça donne envie

Des comptes rendus comme ça, ça donne envie de vous rejoindre, mais après, surtout au moment des boisons chaudes et des tranches de. à te lire, j'ai regretté mon après midi à me taper 100 mètres de première avec Philippe Puyo, dans un laminoir de toute beauté à 2 km de chez moi.

Serge

Posté par underground64, 22 mai 2006 à 20:24

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